Journée mondiale de lutte contre l’hépatite 2025 : date, thème et actions de prévention

Le 28 juillet, la Journée mondiale contre l’hépatite revient comme un rappel que ces infections hépatiques, souvent silencieuses, concernent des millions de personnes et que des gestes simples — dépistage, vaccination, accès aux traitements — peuvent changer des vies.

Comment reconnaître une hépatite quand les symptômes sont discrets ?

L’hépatite peut évoluer sans symptômes pendant des années. Beaucoup de personnes découvrent l’infection par hasard, à l’occasion d’un bilan sanguin ou d’un examen préopératoire. Quand des signes apparaissent, ils sont souvent généraux : fatigue inhabituelle, perte d’appétit, nausées, douleurs abdominales, ou jaunissement de la peau et des yeux. Ces symptômes ne sont pas spécifiques au foie et peuvent être attribués à d’autres causes, ce qui retarde le diagnostic.

Concrètement, ne vous fiez pas uniquement à l’absence de malaise pour écarter une hépatite. Si vous avez des facteurs de risque (antécédents médicaux, exposition à du sang, voyage ou naissance dans une région à haute prévalence, tatouages ou piercings effectués dans des conditions douteuses), un simple test sanguin peut lever le doute.

Qui doit se faire dépister et à quelle fréquence ?

Le dépistage n’est pas réservé aux personnes malades. Voici les profils qui devraient discuter d’un test avec leur praticien :

  • Les personnes nées dans ou ayant séjourné longtemps dans des zones à forte prévalence.
  • Celles ayant reçu une transfusion ou un organe avant la mise en place du dépistage systématique du sang dans leur pays.
  • Usagers de drogues injectables, personnes ayant eu des rapports sexuels non protégés avec de nouveaux partenaires, et personnes travaillant dans le secteur de la santé exposées au sang.
  • Femmes enceintes (le dépistage prénatal permet de protéger le nouveau-né).
  • Contacts familiaux ou sexuels d’une personne porteuse d’une hépatite B ou C.

La fréquence des tests dépend du risque : chez les personnes à risque élevé, un dépistage annuel ou selon les recommandations locales peut être pertinent. Pour la plupart des autres, un dépistage ponctuel suffit, puis des contrôles guidés par l’évaluation clinique.

Quels examens permettent de détecter l’hépatite B et C et que signifient les résultats ?

Le dépistage se fait principalement par une prise de sang. Les laboratoires cherchent des marqueurs spécifiques selon le virus : antigènes ou anticorps pour l’hépatite B, anticorps anti-VHC puis ARN viral pour l’hépatite C.

Étapes courantes du parcours de dépistage

1) Test initial : anticorps ou antigène. 2) Si positif, test de confirmation (ARN viral pour le VHC, charge virale et autres marqueurs pour le VHB). 3) Bilan hépatique et imagerie si nécessaire pour évaluer l’atteinte hépatique (élasticité du foie, échographie).

AspectHépatite BHépatite C
Mode de transmissionSang, relations sexuelles, mère → enfant à la naissancePrincipalement par le sang (aiguilles, transfusions non dépistées)
VaccinOui (efficace)Non
TraitementAntiviraux pour supprimer le virus ; rarement guérison complèteAntiviraux d’action directe souvent curatifs
SuiviSurveillance à long terme recommandéeContrôles après traitement pour déceler une éventuelle réinfection

Quels gestes quotidiens réduisent réellement le risque d’infection ?

La prévention mélange mesures médicales et comportements quotidiens. Quelques règles simples sauvent des vies :

  • Vaccination contre l’hépatite B : respectez le calendrier vaccinal, et exigez la dose néonatale quand elle est disponible.
  • Ne partagez pas rasoirs, brosses à dents ou coupe-ongles.
  • Choisissez des salons de tatouage et de piercing qui présentent des pratiques d’asepsie visibles (aiguilles à usage unique, stérilisation).
  • Si vous êtes soignant, respectez les règles de sécurité des injections et de gestion des déchets piquants.
  • Protégez-vous lors de rapports sexuels à risque et informez vos partenaires si vous êtes porteur·se d’un virus.

Erreurs fréquentes à éviter : compter uniquement sur un bilan de transaminases normal pour écarter l’infection, interrompre un traitement sans avis médical, ou négliger la vaccination familiale après identification d’un cas.

Quels traitements existent et quelles sont leurs limites pratiques ?

Les avancées thérapeutiques ont transformé le pronostic de l’hépatite C : les antiviraux d’action directe (AOD) permettent souvent la guérison en quelques semaines. Pour l’hépatite B, les options actuelles visent à contrôler la réplication virale et à réduire le risque de complications hépatiques, mais la guérison complète reste rare. Les traitements nécessitent un suivi médical et parfois une prise à vie pour maintenir la suppression virale.

Dans la pratique, l’accès demeure un enjeu. Les coûts, la disponibilité des médicaments, et la connaissance des parcours de soins peuvent freiner l’initiation ou la poursuite d’un traitement. De plus, pour l’hépatite C, le risque de réinfection existe si les comportements à risque persistent après guérison.

Quelles barrières sociales et systémiques empêchent d’éliminer l’hépatite ?

La stigmatisation est l’une des barrières les plus persistantes : peur d’être jugé, isolement, refus de partager l’information avec la famille ou l’employeur. Sur le plan médical, on rencontre des manques : absence de dépistage systématique dans certains lieux, difficultés logistiques pour réaliser les tests de confirmation, ou manque d’intégration des services de santé (maternité, soins primaires, services d’addictologie).

Autres problèmes concrets : pratiques d’injection non sécurisées dans certains établissements, lacunes dans la vaccination néonatale et coût ou disponibilité des traitements dans les zones rurales. Réduire ces obstacles demande de la volonté politique, des campagnes d’information adaptées et des formations pour les professionnels de santé.

Que faire si vous êtes testé·e positif·ve ?

Un résultat positif n’est pas une sentence. Voici un plan d’action pragmatique :

  • Confirmez le diagnostic avec les tests recommandés et établissez un bilan initial (charge virale, fonction hépatique, fibrose).
  • Discutez des options thérapeutiques et du calendrier de suivi avec un spécialiste ou un médecin formé à la prise en charge des hépatites.
  • Informez vos partenaires et vos proches à risque ; la vaccination des contacts non immunisés contre l’hépatite B est souvent recommandée.
  • Adoptez des comportements protecteurs (arrêt de l’alcool, hygiène, non-partage d’objets tranchants).
  • Renseignez-vous sur les aides disponibles (programmes publics, associations) si le coût du traitement est un obstacle.

En pratique, beaucoup de personnes rapportent un soulagement psychologique après le diagnostic : le traitement et le suivi redonnent un cadre et une trajectoire vers la guérison ou le contrôle de la maladie.

FAQ — Questions fréquentes sur l’hépatite

  • La maladie se transmet-elle par un simple contact physique ?
    Non. Les hépatites B et C ne se transmettent pas par les câlins, les poignées de main ou le partage de nourriture. Le risque principal est le contact avec du sang contaminé et, pour le B, les rapports sexuels non protégés ou la transmission mère-enfant.
  • Le test est-il douloureux et où puis-je le faire ?
    Le dépistage se fait par une prise de sang simple. Vous pouvez le demander en consultation médicale, dans un centre de santé publique, ou lors de campagnes locales de dépistage.
  • Peut-on vacciner un adulte contre l’hépatite B ?
    Oui. La vaccination est efficace à tout âge si vous n’êtes pas déjà immunisé. Le calendrier peut varier selon le vaccin utilisé.
  • Si je suis guéri·e de l’hépatite C, puis‑je être infecté·e à nouveau ?
    Oui, la guérison ne protège pas contre une réinfection. Il faut maintenir des comportements protecteurs et, si nécessaire, refaire un dépistage après une exposition à risque.
  • Peut-on vivre normalement avec une hépatite chronique ?
    Beaucoup de personnes vivent longtemps avec une hépatite chronique surtout si la maladie est diagnostiquée tôt et traitée. Un suivi régulier et des adaptations du mode de vie sont importants pour prévenir les complications.

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