Ce qu’il faut savoir des signes radiographiques de l’arthrose

L’arthrose est une pathologie qui touche les articulations, notamment chez les personnes âgées. Elle est source de douleurs et de mal-être physiques chez l’individu atteint. Il existe plusieurs moyens d’établir un diagnostic. Parmi les plus connus, figure la radiographie. Dans cet article, nous vous invitons à en savoir plus à son propos.

Quels sont les signes radiologiques de l’arthrose ?

Les radiographies de l’arthrose peuvent montrer 4 principaux signes :

  • Le pincement de l’interligne qui se manifeste par une baisse de hauteur du tissu cartilagineux. Les radiographies du genou permettent de s’en rendre compte facilement ;
  • Les ostéophytes encore appelés « os de perroquet » qui sont des excroissances osseuses bénignes localisées en marge de l’articulation arthrosique. On les retrouve la plupart du temps à l’endroit où siège une insertion ligamentaire ;
  • Les géodes sous-chondrales qui représentent les zones de raréfaction du tissu osseux sous chondral. Elles se manifestent la plupart du temps sur les parties où les contraintes articulaires sont moindres ;
  • L’ostéocondensation se manifeste dans les zones où les contraintes articulaires sont plus importantes.

Il faut préciser pour terminer qu’aucun lien n’existe entre les lésions radiographiques et l’ampleur de la douleur arthrosique.

Arthrose radio : quels sont les autres examens d’imagerie possible ?

Arthrose radio : quels sont les autres examens d’imagerie possible ?

L’imagerie par résonance magnétique (IMR) n’est généralement pas nécessaire. Toutefois, elle montre son utilité dans certains cas spécifiques. Dans un premier temps, lorsqu’il y a absence de signes radiologiques, notamment dans les formes débutantes d’arthrose, l’imagerie par résonance permet de trouver les raisons des douleurs puis de réaliser un diagnostic de santé. Dans un second temps, l’IMR sert à mieux cerner les raisons de l’intensification des douleurs lors de l’arthrose déjà diagnostiquée.

Outre ces deux examens, il faut aussi compter l’échographie. Cette dernière permet particulièrement de voir s’il y a un épanchement intra-articulaire. Elle guide par ailleurs le médecin dans ses mesures de traitement, plus spécifiquement dans le cadre d’une ponction ou d’une infiltration au niveau des articulations profondes telles que la hanche et les petites articulations comme le pouce.

Faut-il continuer à répéter les radiographies après les premiers examens ?

Lorsque le patient ne ressent pas de changement en ce qui concerne l‘intensité de la douleur, répéter les radiographies régulièrement n’apporte concrètement rien de nouveau. Par contre, lorsqu’on assiste à une aggravation des douleurs ou lorsqu’un épanchement articulaire se remarque, il est important de faire un contrôle. Celui-ci permet de savoir si le pincement intra-articulaire a pris plus de volume comparativement aux clichés précédents.

Il faut noter que les symptômes et les signes radiologiques qui s’empirent conjointement permettent de dénicher des formes simples de destruction du cartilage du patient. Lorsque l’aggravation est plutôt lente et constante, on peut penser à une modification du traitement et même à une intervention plus sophistiquée.

Le paradoxe de la radiographie de l’arthrose

L’arthrose n’est pas une maladie qui n’apparaît pas sur les radiographies. Réaliser des examens à la recherche de pathologie du cartilage est donc un paradoxe puisque le tissu en question est invisible.

Par ailleurs, l’imagerie et les douleurs ne sont pas souvent corrélées. En effet, elle ne peut présager la douleur ni estimer son intensité, d’où l’inutilité de faire une répétition de radiographie.

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